Les femmes

Les femmes
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Introduction

 
Les Forces canadiennes ont toujours accordé de l’importance à la contribution de leurs membres féminins à leurs missions. Autrefois, les femmes jouaient un rôle de soutien et occupaient surtout des postes d’infirmières et de personnel administratif. Aujourd’hui, leurs fonctions se sont diversifiées pour inclure la maintenance de sous-marins, le fonctionnement de lignes de communications sur le champ de bataille et le pilotage d’avions de combat à réaction.
 
Les Forces canadiennes ont fait de grands progrès en matière de protection de l’égalité entre femmes et hommes. En adoptant « une politique de non exclusion », elles sont devenues une des seules organisations militaires au monde à faire tomber tous les obstacles s’opposant à un service complet et équitable pour les femmes. Cela signifie que celles-ci ont la possibilité d’exercer n’importe quel emploi au sein des Forces canadiennes.
 
Aujourd’hui, plus de 15 p. 100 des membres des Forces canadiennes sont des femmes. Quelque 10 000 d’entre elles sont formées comme opératrices, techniciennes qualifiées, ou dirigeantes et choisissent d’apporter leur contribution en tant que membres à part entière d’une équipe dynamique et brillante.

Histoire

 
1885
C'est durant la Rébellion du Nord-Ouest que les femmes servent en qualité d'infirmières pour la première fois dans l'histoire militaire du Canada.
 
1901
Le Service infirmier canadien est créé.
 
1898-1902
Les infirmières appuient de nouveau la Milice, les forces canadiennes de l'époque, soit plus précisément le Corps expéditionnaire du Yukon, en 1898, ainsi que les trois contingents canadiens qui participent à la guerre des Boers, en Afrique du Sud.
 
Au cours de la guerre des Boers, les infirmières s'intègrent définitivement au Corps de santé royal canadien.
 
1906
Les infirmières sont admises dans la Force régulière.
 
1914-1918
Plus de 2 800 femmes servent dans le Corps de santé royal canadien entre 1914 et 1918, et la majorité d'entre elles sont affectées outre-mer dans des hôpitaux, à bord de bâtiments hospitaliers, dans plusieurs théâtres de guerre ainsi que dans des zones de combat, au sein d'unités d'ambulance de campagne.
 
C'est également durant la Première Guerre mondiale que se constituent les premières organisations de femmes occupant des fonctions autres que celles d'infirmières. Les Canadiennes forment des groupes paramilitaires, revêtent l'uniforme militaire et s'initient au maniement des armes légères, au drill, aux premiers soins et à l'entretien des véhicules, au cas où leurs services seraient requis au pays.
 
1939-1945
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, quelque 5 000 infirmières servent dans le Corps médical de l'Armée canadienne, ainsi que dans celui de l'Aviation et dans celui de la Marine. Elles sont affectées outre-mer, où elles travaillent dans des hôpitaux, dans des postes d'évacuation des blessés situés près des zones de combat, dans des hôpitaux de campagne mobiles et dans nombre de théâtres de guerre. Cependant, les navires de guerre, avions de combat et unités des armes de combat leur restent interdits.
 
1941
Le gouvernement canadien décide d'enrôler plus de 45 000 femmes qui se portent volontaires pour servir à temps complet ailleurs qu'à titre d'infirmières. Chacune des trois armées crée une division féminine, et l'éventail des fonctions s'élargit au cours de la guerre, évoluant des métiers traditionnellement réservés aux femmes (commis, cuisinière, conductrice et téléphoniste) vers de nouveaux rôles (mécanicienne, arrimeuse de parachute, conductrice d'équipement lourd).
 
1950-1953
On recrute à nouveau du personnel féminin lorsque les militaires s'engagent dans la guerre de Corée. En 1995, plus de 5 000 femmes font partie des forces.
 
1965
Le gouvernement canadien décide de continuer à employer des femmes de façon permanente dans les forces du pays. On fixe un plafond d'engagement à 1 500, en vue d'inclure des femmes dans les trois armées. Ce nombre représente alors environ 1,5 p. 100 de l'effectif total.
 
1970
La Commission royale d'enquête sur la situation de la femme au Canada propose des recommandations afin d'établir un climat d'égalité des chances pour les femmes au Canada, dont six visent particulièrement les Forces canadiennes. La Commission demande :
  • Que les critères d'enrôlement soient normalisés;
  • Que les prestations de retraite soient les mêmes pour les hommes et les femmes;
  • Que les femmes puissent fréquenter les collèges militaires canadiens;
  • Que les femmes aient accès à tous les métiers et à tous les groupes professionnels d'officier;
  • Que les femmes mariées soient autorisées à s'enrôler et que la grossesse n'entraîne pas le licenciement.
 
1974
Le Major Wendy Clay, médecin, obtient son brevet de pilote, six ans avant que ce groupe professionnel ne soit ouvert à toutes les femmes.
 
1978
Le Caporal Gail Toupin devient la première femme membre des SkyHawks, équipe de démonstration en parachute de l'Armée de terre.
 
1979-1985
On procède à des essais dans le cadre du Programme d'emploi expérimental de femmes militaires dans des éléments et des rôles nouveaux (SWINTER).
 
1979
Les collèges militaires ouvrent leurs portes aux femmes.
 
1981
Le Sous-lieutenant Inge Plug devient la première femme pilote d'hélicoptère.
 
Le Lieutenant Karen McCrimmon est la première navigatrice aérienne des Forces canadiennes.
 
1982
On signe la Charte canadienne des droits et libertés. Désormais, toute discrimination fondée sur la race, l'origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l'âge ou les déficiences mentales ou physiques est interdite.
 
1987
Les essais dans le cadre du Programme d'emploi des femmes dans des postes liés au combat (EFPLC) commencent dans des unités de l'Armée de terre et des navires de la Marine spécialement choisis. La Force aérienne annonce qu'elle juge inutile de participer à de tels essais et qu'elle ouvre aux femmes tous ses secteurs d'emploi, y compris celui des pilotes de chasse.
 
1986-1988
À la suite d'une plainte de discrimination, le Tribunal canadien des droits de la personne ordonne aux Forces canadiennes :
  • De poursuivre les essais dans le cadre du programme d'EFPLC en visant l'intégration complète des femmes dans tous les groupes professionnels des FC plutôt que de considérer l' EFPLC comme un programme d'essai;
  • D'intégrer pleinement les femmes à la Force régulière et à la Réserve (à l'exception des sous-marins);
  • De supprimer toutes les restrictions d'emploi et d'appliquer de nouvelles normes de sélection du personnel aux groupes professionnels militaires;
  • D'élaborer un plan dans l'intention d'atteindre, de façon durable, constante et systématique, l'intégration totale d'ici dix ans.
1987
 
Le Colonel Sheila A. Hellstrom devient la première femme promue au grade de brigadier-général.
 
1988
 
Dans le contexte des essais du programme d'EFPLC, les premières femmes artilleurs au sein de la Force régulière terminent leur instruction de qualification du niveau 3 et sont affectées au 5e Régiment d'artillerie légère (5 RALC) à Valcartier, au Québec.
 
Le Soldat Shannon Wills, remporte la Médaille de la reine pour ses exploits comme tireur d'élite de la Force de réserve, au Polygone de Connaught, à Ottawa.
 
1989
Le Soldat Heather R. Erxleben est la première femme au Canada à occuper un poste de soldat d'infanterie au sein de la Force régulière.
 
Le Major Dee Brasseur est la première femme à piloter un chasseur CF-18 Hornet.
 
1990
Le ministre de la Défense nationale crée le Comité consultatif du ministre sur les femmes dans les Forces canadiennes, dont le mandat est de surveiller l'évolution de l'intégration des femmes et l'équité en matière d'emploi dans les Forces canadiennes.
 
1991
Le NCSM Nipigon est le premier navire de guerre canadien, ayant à son bord des hommes et des femmes, à participer aux exercices de la Force navale permanente de l'Atlantique, organisme de l'OTAN.
 
Premières femmes officiers à se joindre aux armes de combat, le Lieutenant Anne Reiffenstein (née Proctor), le Lieutenant Holly Brown et le Capitaine Linda Shrum réussissent l'instruction en artillerie.
 
1992
Pour la première fois l'équipe des Snowbirds accueille une femme dans ses rangs. Il s'agit du Caporal Marlene Shillingford qui participe aux démonstrations de la saison 1993-1994 à titre de technicienne. Les Snowbirds constituent l'équipe de démonstration d'acrobatie aérienne de la Force aérienne.
 
1993
Le Lieutenant de vaisseau Leanne Crowe est la première femme à se qualifier comme officier plongeur-démineur. Par la suite, elle sera la première femme à devenir commandant de l'Unité de plongée expérimentale.
 
1994
Le Major-général Wendy Clay est la première femme promue à ce grade.
 
1995
Première femme nommée adjudant-chef d'escadre dans les Forces canadiennes, l'adjudant-chef Linda Smith est affectée à la 17e Escadre Winnipeg.
 
1997
Le Colonel Marcia Quinn prend le commandement du 41e Groupe-brigade du Canada.
 
Le Colonel Patricia Samson est nommée Grand prévôt des Forces canadiennes; elle est par la suite promue brigadier-général.
 
1998
Le Lieutenant-colonel Karen McCrimmon est nommée Commandant du 429e Escadron de transport à Trenton, en Ontario.
 
Le Premier maître de 2e classe Holly Kisbee devient la première femme à occuper le poste de chef de combat à bord d'un gros bâtiment de guerre.
 
2000
Le Chef d'état-major de la Force maritime annonce que les femmes pourront désormais servir dans les sous-marins.
 
Le Major Micky Colton est la première femme pilote à accumuler 10 000 heures de vol à bord d'un aéronef Hercules.
 
Le Lieutenant Ruth-Ann Shamuhn du 5e Régiment du génie devient la première plongeuse de combat.
 
2001
Le Capitaine Maryse Carmichael est la première femme à piloter un Snowbird. Les Snowbirds constituent l'équipe de démonstration d'acrobatie aérienne de la Force aérienne.
 
2002
À titre d'adjudant-chef auprès du Sous-ministre adjoint (Ressources humaines - Militaires), l'Adjudant-chef Camille Tkacz est la première femme affectée à un poste de commandement en chef.
 
2003
Le Major Anne Reiffenstein est la première femme à commander une sous-unité d'armes de combat. Elle est actuellement commandant de batterie au sein du 1er Régiment, Royal Canadian Horse Artillery, à la BFC Shilo.
 
Le Capitaine de corvette Malta Mulkins est la première femme à servir en qualité de capitaine à bord d'un navire de guerre canadien.
 
Le Major Jennie Carignan du 5e Régiment du génie (5 RG) est la première femme à occuper les fonctions de commandant adjoint d'une unité des armes de combat.
 
Le Matelot de 1re classe Hayley John et le Matelot de 1re classe Marketa Semik sont les premières plongeuses-démineuses.
 
Le Matelot-chef Colleen Beattie est la première femme à se qualifier à titre de sous marinier, suivie peu après du Matelot-chef Carey Ann Stewart.
 
La première et unique équipe féminine des FC à terminer la marche de Nimègue en Hollande, transportant la même charge que les équipes masculines, est composée du Lieutenant Debbie Scott (chef d'équipe), du Capitaine Lucie Mauger (commandant en second), du Lieutenant Jody Weathered, du Caporal Elizabeth Mutch, de l'Adjudant Nathalie Mercer, de l'Adjudant Jackie Revell, du Caporal-chef Denise Robert, du Caporal Melissa Cedilot, du Caporal Danette Frasz, du Lieutenant-colonel Teresa McNutt, du Lieutenant Donna Rogers et du Caporal Anne MacDonald.
 
2004
Le Premier maître de 1re classe Jan Davis accède à la fonction de capitaine d'armes à bord du NCSM Regina, devenant la première femme à occuper ce poste à bord d'un gros bâtiment de guerre.
 
2005
L'Adjudant-chef Camille Tkacz a non seulement été la première femme, mais également la première militaire canadienne à occuper le poste de sergent-major du Commandement de l'Armée de terre de l'OTAN en Europe.
 
2007
La Commodore Jennifer J. Bennett, est nommée au poste de Commandant de la Réserve navale.