Ce qu'ils font
Les opérateurs de sonar (OP SONAR) s’occupent de faire fonctionner le matériel acoustique actif et passif, le matériel de communications, le matériel de contrôle du bruit, le matériel d’enregistrement et le bathythermographe ainsi que les systèmes de prédiction de la portée acoustique. En qualité de membres à part entière de l’équipe des opérations, les OP SONAR examinent les données acoustiques, en repèrent l’origine et la trajectoire, ils détectent, situent et classifient les bruits, établissent les corrélations nécessaires dans ce contexte et diffusent les renseignements obtenus.
Les OP SONAR peuvent être employés dans 3 domaines distincts des opérations de lutte anti-sous-marine : à bord de navires de surface, à bord de sous-marins, ou dans le secteur de la surveillance sous-marine intégrée. Une des principales fonctions des OP SONAR consiste à réunir, à évaluer et à présenter des données océanographiques à l’équipe de commandement. En tant que membres de l’équipe de collecte de renseignements du navire, les OP SONAR réunissent et analysent aussi des renseignements acoustiques utiles.
Parmi leurs fonctions particulières figurent les suivantes :
- Utiliser tous les sonars actifs et passifs, les simulateurs de sonar, le matériel de communications, le bathythermographe, les bouées acoustiques et les systèmes de transmission des données
- Vérifier le bon fonctionnement du matériel en utilisant les divers équipements d’essai intégrés et les méthodes fondamentales de diagnostic des faiblesses décrites sur Internet
- Contribuer à la formulation des décisions de commandement en réunissant et en analysant des données sonar et des renseignements
- Réunir, évaluer et identifier les composantes importantes des données océanographiques
- Convertir les données océanographiques et acoustiques analysées en rapports détaillés
- Tenir à jour des tableaux de l’état des opérations, des cartes et des registres de veille ainsi que des tracés géographiques, opérationnels et tactiques
Compétences requises
Les opérateurs de sonar doivent être capables de se concentrer dans des situations de tension et de raisonner de façon logique. Ils doivent avoir la mémoire des détails, une bonne capacité auditive, de l’acuité visuelle et une bonne coordination oculo-manuelle. En plus d’être consciencieux et capables de diriger une équipe ou d’en faire partie, ils doivent pouvoir comprendre rapidement les directives données et improviser, au besoin, pour atteindre leurs objectifs. Vu leurs contacts avec des renseignements militaires classifiés, les membres de ce GPM doivent aussi être fiables et discrets.
Avancement professionnel
Pour les personnes qui manifestent les aptitudes nécessaires, il existe des possibilités d’avancement, de promotion et de formation supérieure. Une formation supérieure est offerte sur les procédures tactiques, la corrélation entre les données recueillies par les capteurs et les renseignements utiles, ainsi que sur la gestion du personnel et le leadership.
Comme ils servent à bord d’un navire, les OP SONAR ont l’occasion de voyager partout dans le monde. En mer, l’OP SONAR principal est chargé de coordonner l’action de tous les capteurs et de toutes les armes de lutte anti-sous-marine (ASM). Il lui incombe de former l’équipe de lutte ASM, d’en coordonner les travaux et de la gérer.
À terre, l’OP SONAR principal pourrait être employé dans un système intégré de surveillance sous-marine, et il serait alors chargé du déploiement tactique des navires munis de systèmes de sonars de surveillance à réseaux remorqués (SURTASS) et de capteurs à réseaux fixes, pour appuyer directement les forces en mer et les commandements chargés du renseignement.
Formation spécialisée
Les OP SONAR qui manifestent les compétences et le potentiel voulus peuvent entreprendre une formation professionnelle militaire supérieure en suivant des cours structurés et en faisant des stages pratiques, à mesure que leur carrière progresse. Une instruction spécialisée peut aussi être offerte.
Formation professionnelle – Niveau avancé
- Analyse acoustique – Niveau supérieur
- Surveillant – Contrôle des sonars
- Directeur de la lutte anti-sous-marine
- Opérateur de sonars à bord d’un sous-marin
- Traitement des données sur les cibles – Système de sonars de surveillance en réseaux remorqués (SURTASS)
- Analyseur des données sur les cibles
- Officier de quart – Opérations
Cours de spécialisation
- Sous-marinier
- Plongeur de bord
- Surveillant de l’équipe de plongée de bord
- Équipe d’arraisonnement de navires
- Leadership et gestion
- Techniques d’enseignement
Environnement de travail
Les OP SONAR passent environ 60 % de leur carrière à bord d’un navire ou d’un sous-marin stationné à Halifax (Nouvelle-Écosse) ou à Esquimalt (Colombie-Britannique). Une fois terminée la formation professionnelle au niveau élémentaire, ils sont affectés à bord d’un navire. Ils exécutent leurs fonctions à l’intérieur surtout, mais il leur faut aussi travailler sur le pont supérieur, dans toutes sortes de conditions climatiques et météorologiques. Quand ils sont de service, ils portent un casque d’écoute et ils doivent se concentrer intensément sur les plans auditif et visuel pendant de longues périodes.
Comme tout le personnel de bord, les OP SONAR font équipe avec leurs collègues et remplissent d’autres tâches en plus de celles étant propres à leur spécialité. Ainsi, ils travaillent comme sentinelles ou vigies, agissent comme préposés aux cordages lors du ravitaillement en mer et comme membres d’équipage à l’entrée et à la sortie des ports. Ils participent aux opérations de recherche et de sauvetage et aux manoeuvres visant à récupérer une personne tombée par-dessus bord et ils font partie de l’équipe d’intervention d’urgence du navire pour les veilles de sécurité tant dans le port d’attache que dans les ports étrangers. De plus, ils doivent régulièrement exécuter des travaux d’entretien général de bord. Les OP SONAR sont aussi membres d’une équipe de lutte contre l’incendie et s’occupent de limiter les avaries advenant une brèche dans la coque du navire. Pendant les opérations d’interdiction maritime, les OP SONAR peuvent devoir faire partie de l’équipe d’arraisonnement des navires chargée d’inspecter la cargaison de navires suspects et de détenir, au besoin, l’équipage de ces navires pendant les inspections.
Emplois civils équivalents
Bien qu’aucun emploi civil ne corresponde directement à ce groupe professionnel militaire, l’expérience, les qualités de gestionnaire et de chef et les compétences en enseignement acquises par les OP SONAR au cours de leur progression professionnelle normale s’appliquent dans toute une gamme de domaines et sont grandement appréciées par les employeurs civils.
Qualification militaire de base
La première phase d’instruction que doit suivre le candidat retenu est le cours de qualification militaire de base (QMB), qui se donne à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes, à Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec). Cette instruction permet d’acquérir les compétences et les connaissances élémentaires communes à tous les groupes professionnels militaires. Puisque l’un des objectifs du cours est de veiller à ce que toutes les recrues maintiennent la norme d’aptitude physique des Forces canadiennes, l’instruction associée à la QMB est exigeante sur le plan physique.
Formation professionnelle – Niveau élémentaire
Après avoir complété leur QMB, les OP SONAR fréquentent l’École navale des Forces canadiennes (ÉNFC), à Esquimalt (Colombie-Britannique), ou l’École du génie naval des Forces canadiennes, à Halifax (Nouvelle-Écosse), afin d’y recevoir l’instruction propre à la Marine. La formation dure 5 semaines et comprend ce qui suit :
- L’histoire et l’organisation de la Marine
- La lutte contre les incendies et le contrôle des avaries à bord des navires
- Les services de quart
- Le matelotage
Les stagiaires OP SONAR suivent alors le cours du même nom offert à l’ÉNFC, à Esquimalt (Colombie-Britannique). Ce cours dure environ 25 semaines et portent sur les thèmes suivants :
- L’utilisation des sonars acoustiques actifs et passifs
- L’analyse des sources acoustiques passives
- L’utilisation du matériel acoustique auxiliaire
- La physique du son, appliquée à l’océanographie militaire
