Opérateur/Opératrice d’équipement d’information de combat (Marine)
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Vous serez responsable du fonctionnement de tous les radars de surveillance et de l’équipement connexe à bord propre aux systèmes de commandement, de contrôle, de communication, d’informatique et de renseignement.


Haut de la page Ce qu'ils font

Les opérateurs d’équipement d’information de combat (Marine) [OP ÉIC(M)] sont responsables du fonctionnement de tous les radars de surveillance et de l’équipement connexe à bord propre aux systèmes de commandement, de contrôle, de communication, d’informatique et de renseignement, appelés C3IR. En tant que membres de l’organisation d’information de combat du navire, ils aident et conseillent le personnel de commandement en ce qui a trait à la navigation, à la lutte antiaérienne, à la lutte antinavires et à la lutte anti-sous-marine.

De plus, les OP ÉIC(M) remplissent les principales fonctions suivantes :

  • Configurer et faire fonctionner :
    • le système de commandement et de contrôle
    • les radars et le dispositif d’identification ami-ennemi (IFF) du navire
    • les systèmes C3IR
    • les liaisons multiples de données tactiques
    • le système mondial de commandement et de contrôle (Mer)
    • les systèmes de traitement de l’information
    • le système intégré de communications intérieures pour navires et les sous-systèmes connexes
  • Analyser la performance de tous les systèmes composant l’équipement d’information de combat
  • Appliquer les procédures élémentaires de détection des défectuosités en ligne
  • Recueillir, mettre en corrélation, consigner, analyser, afficher et diffuser toute l’information tactique
  • Tenir à jour des registres et des publications classifiées
Haut de la page Compétences requises

L’OP EICM doit pouvoir se concentrer dans des conditions difficiles et avoir une bonne capacité de raisonnement logique, la mémoire des détails, le respect de la précision dans son travail et une bonne acuité visuelle. Il doit avoir une bonne coordination œil-main, une ouïe fine et un bon sens du toucher. L’OP EICM doit être capable de fonctionner en tant que chef et membre d’une équipe, de comprendre les directives rapidement et d’improviser lorsque c’est nécessaire pour atteindre les objectifs. Parce qu’ils sont en présence de questions militaires classifiées, les OP EICM doivent être fiables et discrets durant les activités quotidiennes en mer ou au port.

Haut de la page Avancement professionnel

Les possibilités d’avancement, de promotion et d’instruction supérieure sont excellentes pour le personnel qui fait preuve d’aptitude, de dévouement et d’ambition. À mesure que les OP ÉIC(M) progressent dans leur carrière, de nombreuses perspectives d’emploi s’offrent à eux dans divers établissements à terre, outre le service en mer. Ce dernier leur permet également de voyager dans le monde entier.

Haut de la page Formation spécialisée

Une formation de niveau supérieur est offerte dans les domaines suivants : planification et procédures relatives aux réseaux tactiques; mise en corrélation des données provenant des détecteurs et des services du renseignement; gestion du personnel et leadership. Les personnes qui manifestent les aptitudes requises peuvent avoir l’occasion de devenir Directeur de la gestion de l’information; dans un tel poste, ils relèveraient du commandement en ce qui concerne la gestion des réseaux d’information et la diffusion des renseignements de toutes sources. Le Contrôle aérien des aéronefs embarqués est également disponible pour ceux qui font preuve des compétences nécessaires. Un contrôleur aérien des aéronefs embarqués est responsable du commandement de la condition d'emploi tactique et de sécurité des vols des aéronefs à voilure fixe et à voilure tournante opérant dans la Force aérienne.

Formation professionnelle – Niveau avancé

  • Planification d’opérations et d’exercices – Procédures tactiques
  • Interprétation des données provenant des détecteurs et des services de renseignement
  • Planification et gestion de réseaux

Cours de spécialisation

  • Techniques d’instruction
  • Plongeur de bord
  • Équipe d’arraisonnement de navires
  • Classification(s) d’OP ÉIC(M) – Classe Iroquois
  • Qualification élémentaire – Sous-marins
  • Qualification(s) d’OP ÉIC(M) – Sous-marins
  • Surveillant de quart à la salle de commande (Sous-marins)
  • Systèmes mondiaux de commandement et de contrôle – Instructeur maritime
  • Contrôleur aérien des aéronefs embarqués
  • Contrôleur aérien des aéronefs embarqués - Niveau avancé
Haut de la page Environnement de travail

Les OP ÉIC(M) doivent initialement exercer leurs fonctions en mer à bord de frégates ou de destroyers basés à Halifax (Nouvelle-Écosse) ou à Esquimalt (Colombie-Britannique). En mer, ils travaillent principalement dans la salle des opérations du navire, où ils utilisent certains des équipements les plus modernes et les plus perfectionnés qu’on trouve en mer de nos jours. À bord, l’espace personnel ainsi que l’espace de travail sont limités. Il n’y a donc pas beaucoup d’intimité, et les mouvements du navire en mer causent de l’inconfort.

Comme tout le personnel de bord, les OP ÉIC(M) font équipe avec leurs collègues et remplissent d’autres tâches en plus de celles étant propres à leur spécialité. Ainsi, ils travaillent comme sentinelles ou vigies, agissent comme préposés aux cordages lors du ravitaillement en mer et comme membres d’équipage à l’entrée et à la sortie des ports. Ils participent aux opérations de recherche et de sauvetage et aux manœuvres visant à récupérer une personne tombée par-dessus bord et ils font partie de l’équipe d’intervention d’urgence du navire pour les veilles de sécurité, tant dans le port d’attache que dans les ports étrangers. Ils doivent régulièrement exécuter des travaux d’entretien généraux à bord.

Les OP ÉIC(M) sont aussi membres d’une équipe de lutte contre l’incendie et s’occupent de limiter les avaries advenant une brèche dans la coque du navire. Pendant les opérations d’interdiction maritime, les OP ÉIC(M) peuvent devoir faire partie de l’équipe d’arraisonnement des navires chargée d’inspecter la cargaison de navires suspects et de détenir, au besoin, l’équipage de ces navires pendant les inspections.

Haut de la page Emplois civils équivalents
  • Contrôleur de la circulation maritime
  • Répartiteur et radiotéléphoniste
 
Formation

Qualification militaire de base

La première phase d’instruction que doit suivre le candidat retenu est le cours de qualification militaire de base (QMB), qui se donne à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes, à Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec). Cette instruction permet d’acquérir les compétences et les connaissances élémentaires communes à tous les groupes professionnels militaires. Puisque l’un des objectifs du cours est de veiller à ce que toutes les recrues maintiennent la norme d’aptitude physique des Forces canadiennes, l’instruction associée à la QMB est exigeante sur le plan physique.

Formation professionnelle – Niveau élémentaire

Les OP ÉIC(M) reçoivent une instruction propre à la marine à l’École navale des Forces canadiennes (ÉNFC), à Esquimalt (Colombie-Britannique) ou à Halifax (Nouvelle-Écosse). L’instruction dure environ 5 semaines et porte sur ce qui suit :

  • L’histoire et l’organisation de la Marine
  • La lutte contre les incendies et le contrôle des avaries à bord des navires
  • Le matelotage
  • La sécurité du navire

L’instruction initiale correspond au cours d’opérateur d’équipement d’information de combat (Marine) qui se donne à l’ÉNFC, à Esquimalt (Colombie-Britannique).

L’instruction dure environ 26 semaines et prépare les stagiaires à remplir les fonctions d’opérateur de traceur embarqué – Lutte anti-sous-marine et porte sur qui suit :

  • Utilisation d’ordinateurs personnels
  • Théorie élémentaire du fonctionnement des radars et de la radio
  • Fonctionnement et vérification des systèmes radar
  • Techniques de communications intérieures et extérieures
  • Préparation, mise en place et mise à jour des affichages tactiques
  • Mise en corrélation de renseignements tactiques
  • Utilisation de publications, de journaux de bord, de dossiers et de tableaux de situation
  • Collecte de preuves et de renseignements
  • Vitesse relative (niveau élémentaire)
  • Application des méthodes de recherche et de sauvetage
  • Organisation de lutte anti-sous-marine