Ce qu'ils font
Un officier du contrôle aérospatial (C AERO) a pour rôle principal de contribuer aux opérations aériennes en fournissant des services de contrôle de la circulation aérienne et en assurant le contrôle des armes aériennes. Les C AERO relèvent de multiples défis opérationnels et d’état-major qui peuvent les amener partout au Canada et dans le monde entier. Les tâches comprennent le contrôle de la circulation aérienne de l’une des nombreuses bases aériennes du Canada ou le contrôle des opérations aériennes multinationales dans le contexte d’une force terrestre internationale de maintien de la paix. Les officiers du contrôle aérospatial peuvent également occuper des postes de commandement et d’état-major dans de grands centres au Canada, aux États-Unis et en Europe.
Les C AERO sont chargés de la surveillance aérospatiale, de l’alerte et du contrôle des objets aéroportés dans l’espace aérien canadien. En tant que partie intégrante du système canadien de navigation aérienne, les C AERO assurent également le contrôle des aéronefs civils et militaires lors des opérations de combat et d’instruction partout dans le monde. Concrètement, les fonctions comprennent notamment le contrôle, à partir d’une tour militaire, de 40 avions qui reviennent d’une mission menée dans les polygones de tir aérien à Cold Lake (Alb.) ou la surveillance et le contrôle de la circulation aérienne de l’OTAN au-dessus de la Bosnie à bord d’un gros porteur équipé d’un détecteur radar. Les officiers du contrôle aérospatial exécutent aussi diverses tâches liées à la gestion des aérodromes et à la programmation informatique. Ils peuvent également remplir des fonctions d’instruction, d’administration et d’état-major qui exigent des compétences en commandement et en contrôle aérospatiaux, ou encore occuper divers postes d’état-major au sein d’escadres et de divers quartiers généraux nationaux et internationaux qui appuient des missions militaires.
Un C AERO peut également faire fonction de directeur tactique ou de contrôleur à bord des avions de l’OTAN et du NORAD dotés du système aéroporté de détection lointaine, en Europe ou en Amérique du Nord, ou jouer le rôle de contrôleur des opérations maritimes des chasseurs à bord des nouvelles frégates canadiennes. Les C AERO appuient les déploiements opérationnels et les opérations aériennes de contingence partout au Canada et dans le monde entier, tout en collaborant avec des partenaires internationaux.
Les opérations mobiles et les déploiements opérationnels justifient en grande partie l’existence de ce groupe professionnel militaire. Compte tenu de l’évolution constante du cadre international, les forces armées doivent avoir la capacité de se déployer n’importe où dans le monde et de fournir des services de contrôle de la circulation aérienne et de contrôle radar dans le cadre de missions diverses, comme les opérations héliportées de maintien de la paix dans la péninsule du Sinaï et les opérations de surveillance radar menées lors du sommet du G-8 à Kananaskis (Alb.).
La carrière de C AERO offre d’excellentes possibilités de promotion et d’avancement.
Compétences requises
Vous devez répondre aux normes médicales des Forces canadiennes et réussir un processus de sélection qui comprend des entrevues et un vaste éventail d’examens.
Les candidats qui s’inscrivent au Programme de formation des officiers – Force régulière (PFOR) doivent suivre un programme d’études complet de premier cycle (c’est-à-dire un baccalauréat) au Collège militaire royal du Canada ou dans une autre université canadienne reconnue, puis effectuer au moins quatre années de service au sein de la Force régulière des Forces canadiennes en tant qu’officier du controle aérospatial. Pour être admis(e) au PFOR, vous devez avoir terminé vos études secondaires et posséder les crédits exigés pour des études universitaires ou être inscrit à un programme approprié de 12e année et démontrer que vous êtes en mesure de terminer vos études avec succès. Vous devez également être prêt à accomplir quatre années de service obligatoire après la fin de vos études universitaires.
Pour vous enrôler directement à titre d’officier, vous devez être titulaire d’un diplôme universitaire dans un domaine quelconque. En outre, vous devez avoir suivi (au moins) les cours de mathématiques et de sciences de fin d’études secondaires dans le cadre d’un programme de formation générale.
Environnement de travail
En tant qu’officier du contrôle aérospatial, vous exécuterez des tâches qui exigent normalement un effort physique modéré. Il arrive que les contrôleurs éprouvent de la fatigue après de longues périodes d’activité opérationnelle intense. La consultation de listes de vérification et de directives sous un éclairage faible ainsi que l’observation d’affichages électroniques et d’écrans radars peuvent entraîner de la fatigue oculaire. Dans la tour de contrôle, le soleil et le bruit peuvent être la cause d’un certain inconfort. L’officier du contrôle aérospatial peut travailler dans des installations souterraines totalement ou partiellement isolées, à bord d’aéronefs ou de navires et dans le cadre de déploiements en campagne. Le plus souvent, l’officier du contrôle aérospatial se trouve dans un poste de contrôle sans fenêtre, où l’éclairage est tamisé.
Les officiers du contrôle aérospatial affectés à des opérations mobiles de contrôle aérospatial peuvent travailler dans des installations rudimentaires et vivre dans des conditions de campagne où les températures sont extrêmes. L’officier du contrôle aérospatial doit interpréter rapidement et correctement des affichages électroniques codés dans des situations opérationnelles diverses qui mettent à l’épreuve ses capacités de concentration et d’analyse. Dans les situations courantes comme dans les situations d’urgence, le contrôleur doit réagir rapidement et prendre de bonnes décisions. Comme les opérations du contrôle aérospatial sont effectuées de façon ininterrompue, vous devrez effectuer des quarts de travail pendant une certaine partie de votre carrière.
Au fur et à mesure que vous acquerrez de l’expérience et que vous élargirez vos compétences, vous deviendrez admissible à une promotion et à des postes de supervision ou d’officier supérieur d’état-major qui impliquent l’exécution de tâches plus structurées du lundi au vendredi.
L’instruction et l’équipement nécessaires ainsi que des vêtements adaptés sont fournis aux officiers du contrôle aérospatial dont la santé, la sécurité et le moral sont surveillés de près.
Emplois civils équivalents
Voici quelques-uns des emplois civils connexes :
- Contrôleur de la circulation aérienne
- Spécialiste de l’information de vol
- Contrôleur de la circulation ferroviaire et maritime
- Gestionnaire des opérations des installations
- Gestionnaire des ressources humaines
- Directeur des services d’aéroport
- Directeur délégué d’aéroport
Phase I - Cours élémentaire d’officier
Si votre candidature est retenue, vous vous enrôlerez dans les Forces canadiennes et entreprendrez le cours élémentaire d’officier d’une durée de 13 semaines à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec). Vous y apprendrez les principes du leadership, les règles et les coutumes du service, le maniement élémentaire des armes et les premiers soins. Vous prendrez également part à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique. Le cours élémentaire d’officier est dispensé en anglais et en français. La réussite du cours est une condition préalable à la poursuite de l’instruction. À ce stade-ci, si vous êtes inscrit au programme d’Enrôlement direct en qualité d’officier, vous recevrez votre commission en qualité de sous-lieutenant et suivrez un cours de langue seconde d’environ sept mois, selon votre niveau de connaissances.
Phase II - Cours de base en contrôle aérospatial
Ce cours, dispensé à l’École d’opérations de contrôle aérospatial des Forces canadiennes (EOCAFC), à Cornwall (Ont.), dure environ sept mois. Durant cette période, vous apprendrez à mettre en pratique des techniques de contrôle liées aux tâches de défense aérienne et de contrôle de la circulation aérienne. Vous recevrez de la formation théorique et de l’instruction sur simulateur qui mettra l’accent sur des scénarios pratiques. Vous aurez l’occasion d’acquérir une connaissance approfondie de divers domaines comme les systèmes d’armes aéroportés, les systèmes de contrôle et les radars au sol, la météorologie, la radiotéléphonie et les procédures, la réglementation aérienne et les ordres de navigation, les caractéristiques des aéronefs, les directives de commandement et de contrôle régissant le contrôle des aéronefs d’interception, ainsi que des divers états d’alerte.
Phase III - Formation en cours d’emploi
Après avoir achevé votre formation à l’EOCAFC, vous serez affecté à des installations de contrôle aérospatial où vous pourrez parfaire vos compétences de contrôleur de manière à atteindre un niveau acceptable dans la pratique, puis vous subirez un examen sur les procédures locales de fonctionnement. Une fois que vous aurez terminé avec succès l’étape de formation en cours d’emploi, vous recevrez une licence de contrôleur de la circulation aérienne. Vous serez alors prêt à recevoir une première affectation en tant qu’officier du contrôle aérospatial.
