Ce qu'ils font
Les officiers de systèmes de combat aérien (OSCA) ont pour fonction principale de planifier, de coordonner et de diriger les missions tactiques de leur aéronef et de leur équipage, dans un environnement très dynamique, dans le but d’atteindre des objectifs militaires. Il n’est pas rare que des OSCA dirigent et coordonnent les activités tactiques d’autres unités pour contribuer à l’atteinte d’objectifs opérationnels. Ils utilisent des systèmes de navigation tactique de précision, des capteurs perfectionnés, du matériel de guerre électronique et des systèmes de déploiement d’armement.
Les OSCA peuvent diriger différentes missions, notamment celles-ci :
- recherche et sauvetage;
- opérations anti-sous-marines;
- surveillance et ciblage maritimes en surface;
- patrouilles d’affirmation de la souveraineté et patrouilles de surveillance des pêches;
- opérations antidrogue;
- aérotransport tactique;
- ravitaillement air-air;
- secours humanitaire;
- opérations multinationales avec des forces militaires étrangères;
- entraînement et appui à la guerre électronique;
- exploitation de véhicules aériens sans pilote.
Compétences requises
Satisfaire aux normes médicales des Forces canadiennes et réussir un processus de sélection comprenant des examens et des entrevues au Centre de sélection du personnel navigant des Forces canadiennes, à Toronto, en Ontario. L’appartenance à ce groupe professionnel militaire exige des connaissances supérieures à la moyenne en mathématiques et en physique.
Environnement de travail
Les officiers de systèmes de combat aérien sont principalement employés dans les milieux maritimes ou des transports. Ils travaillent habituellement à leur aérodrome d’attache mais peuvent, à l’occasion, partir en déploiement vers des aérodromes du monde entier, ce qui les place dans des conditions de vie couvrant toute la gamme possible, du milieu arctique au milieu tropical. Ils peuvent aussi être employés en mer, décollant de destroyers et frégates de la Marine, ce qui leur pose les défis supplémentaires de l’environnement aéroporté. Les fonctions à bord sont souvent physiquement exigeantes et les officiers membres de ce groupe professionnel militaire travaillent par quarts et ont un horaire de travail non conventionnel.
Emplois civils équivalents
Bien que ce groupe professionnel n’ait pas d’équivalent dans la population active civile, l’expérience et les capacités en matière de gestion, de leadership et de formation dont s’enrichissent les OSCA au fil de leur évolution normale peuvent s’appliquer à de nombreux domaines et sont très recherchées par les employeurs civils.
PHASE I
La formation de base des officiers, qui dure environ 13 semaines, se déroule à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes, à Saint-Jean-sur- Richelieu, au Québec. Les stagiaires y apprennent les principes du leadership, les règlements et coutumes du service, les fondements du maniement des armes et le secourisme. Ils participent également à un programme rigoureux de sports et de conditionnement physique.
PHASE II
La Phase II consiste en une formation d'initiation menée dans l'une des trois escadres volantes qui emploient des OSCA. Cette formation permet aux stagiaires de se familiariser avec les hélicoptères maritimes, les patrouilles à long rayon d'action et l'aérotransport. Ils sont exposés pendant cette période aux rôles de l'escadre aérienne et des unités d'appui aux opérations de vol de l'escadre. Ils observent directement, à ce stade, le rôle de l'OSCA au sein de l'équipage car ils assistent aux briefings d'équipage et aux vols à bord de différents aéronefs dans le cadre de missions d'entraînement ou opérationnel.
PHASE III
Les stagiaires ont trois cours à réussir pendant cette phase. Le premier de ces cours est l’Instruction aéromédicale, qui se donne à l’École de survie et de médecine de l’air des Forces canadiennes, à Winnipeg, au Manitoba. Ce cours les familiarise avec les effets physiologiques des opérations en haute altitude et avec les systèmes d’alimentation en oxygène utilisés à bord des aéronefs militaires. Ils passent ensuite au cours élémentaire de survie, évasion, résistance et fuite, à la même école. Leur dernier cours de cette phase, Survie en mer (Opérations aériennes) se donne à l’École de recherche et de sauvetage des Forces canadiennes, à Comox, en Colombie-Britannique.
PHASE IV
La phase IV consiste en un cours élémentaire, d’une durée de 11 mois, de navigation aérienne donné à l’École des officiers de systèmes de combat aérien des Forces canadiennes, à Winnipeg. Les stagiaires y suivent une formation élémentaire et avancée à bord des aéronefs CT120A Grob et CT142 Dash 8, répartie sur un total de 120 heures de vol. Les sujets qu’ils étudient comprennent la navigation, la météorologie, l’électronique, les communications, les systèmes de guidage et de commande, les fondements de la tactique et de l’informatique. Une fois qu’ils ont réussi ces cours, ils obtiennent leur brevet et sont affectés à une unité d’entraînement opérationnel où ils suivent une formation spécialisée sur un aéronef en particulier. L’installation d’instruction des officiers des systèmes de combat aérien et les unités d’entraînement opérationnel favorisent activement le perfectionnement des grands attributs suivants chez leur personnel :
- perception spatiale;
- sens tactique;
- esprit de décision;
- résolution de problèmes;
- gestion des risques;
- gestion de l’information;
- leadership aérien
