Contenu principal
Ce qu'ils font
Les communicateurs navals/ communicatrices navales établissent et gèrent tous les circuits externes vocaux, de radiotélétype et de données, en plus de fournir des renseignements tactiques en temps réel au moyen de communications visuelles et électroniques pour appuyer les opérations.
Les communicateurs navals/ communicatrices navales établissent et entretiennent les communications avec les réseaux nationaux et alliés sur des radiofréquences nécessaires à la coordination de la mission, et ce, à l’aide de transmissions tactiques en visibilité directe, à grande distance et par satellite. Il leur appartient aussi de donner des conseils au commandement au sujet de signaux tactiques et de manœuvres de navire ainsi que de coder/décoder et de diffuser des signaux tactiques et de manœuvre. Leurs principales fonctions sont les suivantes :
- Les radiotélétypes
- Les réseaux informatiques
- Les communications par satellite et les communications tactiques en phonie et par moyens visuels
- Les réseaux d’ordinateurs classifiés et non classifiés
- Le réseau informatisé de traitement des messages
- Les systèmes de contrôle des radiocommunications
- Le matériel cryptographique et l’équipement de télécommunications par satellite servant aux échanges de données et d’images à haute vitesse
Environnement de travail
À bord des navires, les communicateurs navals/ communicatrices navales vivent des aventures exceptionnelles et font face à des difficultés uniques qui découlent du travail en mer, comme les eaux agitées et le travail par quarts. Ils travaillent principalement dans la salle de contrôle des communications, dans la salle des opérations, ainsi que sur la passerelle et le pont de signalisation.
Comme tout le personnel de bord, les communicateurs navals/ communicatrices navales font équipe avec leurs collègues et remplissent d’autres tâches en plus de celles étant propres à leur spécialité. Ainsi, ils travaillent comme sentinelles ou vigies, agissent comme préposés aux cordages lors du ravitaillement en mer et comme membres d’équipage à l’entrée et à la sortie des ports. Ils participent aux opérations de recherche et de sauvetage ainsi qu’aux manœuvres pour récupérer une personne tombée à la mer, ils sont membres de l’équipe d’intervention d’urgence du navire pour les veilles de sécurité et ils exécutent régulièrement des travaux d’entretien et de réparation à bord. Au besoin, un communicateur naval/ communicatrice navale peut être appelé à faire partie de l’équipe d’arraisonnement qui inspecte la cargaison des navires suspects et détient leur équipage pendant les inspections.
À terre, les communicateurs navals/ communicatrices navales travaillent dans un contexte à haute sécurité, habituellement dans un bureau situé dans une installation de télécommunications à accès restreint. Ils peuvent remplir toute une gamme de tâches, comme assurer un soutien aux navires et à des établissements à terre en ce qui a trait aux communications, exécuter des fonctions pour faciliter le débit des communications dans les stations radio navales ou occuper des postes d’instructeur dans les écoles de recrues, de leadership ou de communications.
Avancement professionnel
Le salaire de départ pour un communicateur naval/ communicatrice navale entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, ce montant peut être plus élevé selon l’expérience et la formation antérieures. Les communicateurs navals/ communicatrices navales reçoivent leur première affectation en mer sur un navire basé à Halifax (Nouvelle-Écosse) ou à Esquimalt (Colombie-Britannique).
Les communicateurs navals/ communicatrices navales servent habituellement en mer jusqu’à ce qu’ils obtiennent le grade de matelot de 1re classe. Leur carrière les amène ensuite à occuper des postes en mer et à terre, dans des stations radio et des écoles navales, ou différents postes d’état-major, notamment dans les quartiers généraux et dans les divisions de la Réserve navale du Canada. Les possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement sont accessibles à tous ceux qui montrent les aptitudes et les prédispositions nécessaires.
La première étape de l’instruction est le cours de qualification militaire de base (QMB), ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Cette instruction permet d’acquérir les compétences et les connaissances de base nécessaires à tous les métiers. L’entraînement est exigeant physiquement puisque l’un des objectifs du cours est de veiller à ce que toutes les recrues maintiennent la norme d’aptitude physique des Forces canadiennes.
Les recrues de la Marine fréquentent l’École navale des Forces canadiennes à Esquimalt (Colombie-Britannique) ou à Halifax (Nouvelle-Écosse), pendant environ cinq semaines. Cette formation porte sur :
- L’histoire et l’organisation de la Marine
- La lutte contre les incendies et le contrôle des avaries à bord des navires
- La sécurité à bord des navires
- Les services de quart
- Le matelotage
Les communicateurs navals/ communicatrices navales fréquentent l’École navale des Forces canadiennes à Esquimalt (Colombie-Britannique) pendant environ 29 semaines. Cette formation porte notamment sur les éléments suivants :
- La sécurité des communications
- La sécurité des systèmes d’information
-
Les procédures élémentaires de communication, par exemple :
- La théorie élémentaire de la communication radio et les techniques informatiques de base
- Le programme A plus et le programme Réseau plus
- La dactylographie/saisie au clavier et le traitement des messages
- La gestion des fréquences
- L’utilisation du matériel de communication radio
- Les manœuvres de la flotte
Les communicateurs navals/ communicatrices navales peuvent se voir offrir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :
- Utilisation du central maritime semi-automatique – Cours élémentaire d’opérateur
- Communications aéronautiques militaires
- Équipe d’arraisonnement de navires
- Cours élémentaire de sous-marinier
- Plongeur de bord
- Techniques d’instruction
- Capitaine d’armes
À mesure qu’ils progresseront dans leur carrière, les communicateurs navals/ communicatrices navales qui manifesteront les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à une instruction de niveau supérieur. Les cours offerts sont les suivants :
- Utilisation d’ordinateurs (traitement des messages)
- Administrateur d’un réseau local
- Cryptographie (niveau supérieur)
- Planification et mise en œuvre de directives sur la politique des communications
- Élaboration et mise à exécution du plan des communications tactiques
- La sécurité des communications
- La sécurité des systèmes d’information
- La gestion des fréquences
- Manœuvres tactiques de la flotte (Niveau supérieur)
- Cours de leadership et de gestion
Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur dixième année ou leur secondaire IV au Canada, conformément aux normes provinciales. Il est possible que les études à l’étranger soient reconnues.
Ce poste est offert à temps partiel dans la Force de réserve. Les réservistes travaillent habituellement à temps partiel pour une unité de réserve dans leur collectivité. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.
Les réservistes sont formés dans leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils satisfont aux normes professionnelles prescrites pour exécuter le travail. Si d’autres cours s’avèrent nécessaires aux fins d’acquisition de compétences spécialisées, des arrangements doivent être pris avec l’unité d’attache.
Habituellement, les réservistes travaillent ou suivent chaque année une formation dans leur unité d’attache pendant au moins quatre soirées et une fin de semaine par mois, de septembre à mai. Ils reçoivent un salaire équivalant à 85 % de la solde d’un membre de la Force régulière, et ils bénéficient de bon nombre d’avantages sociaux.
