TECHNICIEN MÉDICAL / TECHNICIENNE MÉDICALE
DANS LES FORCES CANADIENNES
Je suis le Caporal-chef Patrick Prémont, natif de la ville de Québec. Je suis technicien médical à la 5e Ambulance de campagne à Valcartier.
Et je suis Caporal Julie Alain, de la ville de Québec, technicienne médicale dans les Forces canadiennes.
PRÉMONT : Les techniciens médicaux sont des membres essentiels et polyvalents de l’équipe militaire de soins de santé. On travaille sur les bases, au champ de bataille, à bord des navires et partout où les troupes ont besoin de notre soutien, au Canada et à l’étranger.
Un technicien médical, y en a plusieurs qui vont nous dire : ah toi, t’es un infirmier dans les Forces, toi t’es un préposé, toi t’es un technicien ambulancier. Ben, c’est un petit peu de tout, puis même je dirais, un petit peu plus.
Au combat, on peut agir comme répondant médical d’urgence auprès d’un peloton sous le feu de l’ennemi. Et là, toute notre formation et notre courage sont mis à l’épreuve.
ALAIN : On sort avec l’artillerie, l’infanterie, le génie, ou avec la Force aérienne ou la Marine.
Sur les bases, on travaille avec les médecins, le personnel infirmier et les adjoints au médecin pour donner aux militaires des soins de courte et longue durée : analyses de laboratoire, tenue de dossiers, conseils sur la prévention et certains prélèvements.
Et pour maintenir nos compétences cliniques, on travaille parfois dans des hôpitaux civils, en salles d’urgence, en traumatologie et aussi, avec des services d’ambulance privés. Ça nous garde alertes et prêts pour l’imprévu.
PRÉMONT : Aussitôt que je me suis enrôlé, ma vie a complètement changé. Que ce soit qu’on travaille, qu’on peut aller en mission ou qu’on peut travailler en garnison, y a jamais rien de monotone dans les Forces canadiennes.
PRÉMONT : Les déploiements ont été les moments forts de ma carrière.
Oui, je fais mon travail ici, mais lorsqu’on est déployés p’is qu’on part en mission, on fait encore plus notre travail. Quand on est en mission, puis quand on est avec nos troupes, puis que tu travailles, t’es toujours avec les 30 mêmes gars. Tu dors avec eux autres, tu te fais du fun avec eux autres, ben c’est tes chums, fait que on devient, justement, ce que vous entendez souvent des frères d’armes.
ALAIN : J’adore ça. Je ne peux pas me passer de soigner des gens, de les aider, d’être à l’écoute d’eux parce que c’est pas juste des fois des blessures physiques qu’on voit. Des fois, c’est des blessures mentales p’is il faut être là pour les écouter parce qu’on est autant clinicien comme une infirmière dans un hôpital qu’un psychologue.
PRÉMONT : Quand une crise éclate, sur le coup, on réagit très fort à l’intérieur, mais l’entraînement prend vite le dessus. Panser une blessure, faire une intubation, on sait exactement quoi faire.
ALAIN : C’est un défi constant. Tu sais jamais à quoi t’attendre. C’est ça la surprise, puis il faut qu’on joue avec ça, parce qu’on est formés pour ça.
PRÉMONT : Avant de devenir technicien médical, tu dois compléter ta qualification militaire de base comme tous les autres militaires. Cette formation pourrait être un atout sur le champ de bataille car la Convention de Genève exige que le personnel médical militaire soit en mesure de se défendre et défendre leurs patients.
ALAIN : Tu passes ensuite seize semaines à l’École du Service de santé des Forces canadiennes, à Borden, pour un premier cours centré sur la prestation de soins en milieu clinique et en conditions opérationnelles, que ce soit lors d’un exercice ou au combat.
PRÉMONT : À Borden, tu vas aussi apprendre à prescrire certains médicaments de base, une compétence qui figure dans ton champ d’activité.
ALAIN : Puis tu te rends au Collège Ahuntsic, à Montréal, pour une période de seize semaines à la fin de laquelle tu reçois l’attestation professionnelle de Paramédic des soins primaires de niveau I.
PRÉMONT : Pour compléter ton programme de maintien des compétences cliniques, tu passes dix-huit mois avec une unité de soins de santé des Forces canadiennes où tu reçois une formation en cours d’emploi.
ALAIN : Après quoi, les possibilités d’affectation sont très variées : déploiement avec les armes de combat, service à bord d’un navire de guerre ou poste spécialisé au sein des services de santé.
PRÉMONT : J’ai été surpris de voir à quel point les gens s’attendent à du leadership de notre part.
ALAIN : On est là pour diriger autant nos officiers qui ne sont pas dans le domaine de la santé. C’est nous qui devons les informer que les patients sont blessés, les priorités qu’on doit les évacuer, dans combien de temps, quels traitements qu’on a effectués. C’est une phase de leadership qui est importante.
Comme technicien médical, tu dois pouvoir mettre en pratique tes compétences dans toutes sortes de conditions, tout dépend de ton affectation. On ne donne pas que des soins primaires. C’est pourquoi la formation continue ne se termine jamais.
ALAIN : J’adore aider les gens, puis j’aime les traiter, trouver la solution, les soulager, diminuer leur douleur, puis ça me rend fière suite à ça parce que tu as finalement pu les soulager, les traiter, les maintenir en vie.
PRÉMONT : Ce que j’aime, c’est vraiment quelque chose de diversifié, ce qu’on a dans les Forces canadiennes. C’est vraiment pas monotone. J’ai fait le tour pratiquement de la planète. Moi personnellement, j’ai hâte d’être redéployé. J’ai besoin d’une adrénaline que j’ai vraiment de besoin.
ALAIN : Je dépends des confrères et consoeurs autour de moi, puis eux autres dépendent de moi. Ils ont besoin de mon aide. Je suis là pour eux. C’est ça mon travail et j’en suis très fière. J’adore mon travail.
TITRE :
TECHNICIEN MÉDICAL / TECHNICIENNE MÉDICALE
DANS LES FORCES CANADIENNES