MÉCANICIEN / MÉCANICIENNE DE MARINE
DANS LES FORCES CANADIENNES

CARRIER : Les navires de la Marine canadienne doivent être en mesure de faire trois choses : combattre, se maintenir à flot et naviguer.

Si le mécanicien de marine n’est pas là, le navire va nulle part.

PELLETIER : Ce sont les mécaniciens de marine qui doivent s’assurer qu’ils puissent naviguer.

Bonjour je suis matelot de 1re classe, Daniel Pelletier, Je suis mécanicien de marine pour les Forces canadiennes. Je travaille présentement à Esquimalt, en Colombie-Britannique.

Et moi je suis matelot-chef Carrier, je viens de Victoriaville, Québec. Je suis un mécanicien de marine, et je suis muté à Halifax, en Nouvelle-Écosse.


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MÉCANICIEN / MÉCANICIENNE DE MARINE
DANS LES FORCES CANADIENNES

CARRIER : Les mécaniciens de marine font partie de la Division de la mécanique navale qui assure le soutien de tous les systèmes de mécanique et de propulsion des navires militaires canadiens.

Au sein de l’équipage, on nous appelle souvent les « soutiers » en référence à l’origine de notre métier, du temps où les chaudières des navires à vapeur devaient être alimentées à partir des soutes à charbon.

Mais les choses ont beaucoup évolué depuis.

PELLETIER : Les navires de la Marine canadienne sont aussi performants et modernes que ceux des autres marines du monde.

CARRIER : Qu’on soit en mer ou en rade, on effectue des rondes pour inspecter, mettre à l’essai, entretenir et réparer l’équipement qui nous incombe pour que nos navires soient toujours prêts au combat.

J’adore mon métier, parce qu’il y a beaucoup de défis, beaucoup d'aventure.

De pouvoir maintenir et être responsable d’équipement qui vaut des millions de dollars, c’est une offre que je ne pouvais pas refuser.

PELLETIER : Quand on arrive au travail le matin, on ne sait jamais à quoi s’attendre. C’est tout le temps varié, c’est jamais la même routine. C’est ce qui est agréable.

CARRIER : Il s’agit d’un métier exigeant du point de vue technique et il est essentiel d’avoir d’excellentes capacités en physique et en mathématiques.

C’est un grand défi de pouvoir faire fonctionner et d’entretenir des chaudières et des systèmes mécaniques, des turbines à gaz et des moteurs diesel ainsi que des systèmes de réfrigération, de chauffage, de ventilation et climatisation dans le milieu naval.

PELLETIER : Par contre, c’est le seul endroit où on a l’occasion de travailler avec ce genre d’équipement.

Un bon mécanicien de marine doit aimer la mécanique. C’est sûr qu’on doit aimer travailler sur les moteurs, travailler à défaire un moteur, réparer le moteur, le remonter, parce que c’est notre métier.

CARRIER : Quand tu fais partie de l’équipage d’un navire, tu es un marin d’abord et un mécanicien ensuite.

Ta responsabilité première est toujours le navire, et tu es appelé à réaliser des tâches telles que le nettoyage quotidien, des travaux de peinture ou de cuisine ou des vigies.

Et on est des membres à part entière des équipes de lutte contre les avaries et les incendies ainsi que les opérations de matelotage comme le ravitaillement en mer.

PELLETIER : Il y a une camaraderie naturelle quand tout le monde fait sa part et travaille ensemble. On le sent surtout quand on est en mer, on s’épaule tous les uns les autres.

CARRIER : Je suis devenu mécanicien de marine, car je voulais du défi, de l’aventure, et voir le monde.

PELLETIER : Mais bien sûr, les déploiements ont aussi des visées plus grandes.

CARRIER : En 2005, on a été déployés avec 2 autres navires au Mississippi pour aider les gens après l’ouragan Katrina, C’était une expérience incroyable. C’était la raison d’être, la raison pourquoi j’étais rentré dans la Marine.

PELLETIER : On représente les intérêts de notre pays à l’étranger et on fait notre part pour renforcer la sécurité mondiale.

CARRIER : En tant que mécanicien de marine, ta carrière commence comme celle de toutes les autres recrues… par le cours de Qualification militaire de base.

Tous les gens de métier de la marine suivent ensuite le Programme d’instruction de la marine soit à la base d’Esquimalt, située près de Victoria en Colombie-Britannique ou à la base d’Halifax, en Nouvelle-Écosse.

PELLETIER : Pendant cinq semaines, tu apprends les ficelles du métier et découvres ce que ça représente de faire partie de la marine canadienne.

CARRIER : Des cours sur l’histoire et l’organisation de la marine, la lutte contre les incendies et les avaries à bord des navires, les services de quart et le matelotage t’aident à te préparer à tes missions futures.

PELLETIER : Si tu t’intéresses à exercer ce métier à temps partiel, tu peux aussi te joindre à la Réserve navale.

CARRIER : Ou si tu souhaites t’initier à ce métier dans le cadre du Programme de formation des techniciens de marine, les Forces canadiennes peuvent subventionner tes études à l’Institut Maritime du Québec à Rimouski.

L’étape finale de ta formation professionnelle initiale dure environ treize semaines, après quoi tu es affecté à ton premier navire.

Ta formation se poursuit en cours d’emploi à bord des navires.

PELLETIER : Et c’est vraiment formidable de manipuler l’équipement la première fois.

CARRIER : Comme mécanicien de marine, tu as plein de possibilités pour faire évoluer ta carrière.

PELLETIER : On peut devenir un inspecteur en diesel, on peut devenir un machiniste, on peut devenir un spécialiste en réfrigération et ventilation.

Et on reçoit une formation qu’on ne peut pas retrouver ailleurs.

Tu peux aussi demander de servir à bord de l’un des quatre sous-marins de la Marine canadienne ou, éventuellement, chercher à obtenir des postes à terre très intéressants.

CARRIER : C’est vraiment à toi de décider jusqu’où tu veux aller.

PELLEITER : On dit que : « Le travail de la salle des machines est un prélude nécessaire à l’action. »

Si t’aimes les défis, si t’aimes l’action et voyager, et surtout travailler de tes mains, joins-toi aux Forces canadiennes en tant que mécanicien de marine.

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